Une thérapie qui peut être intrigante, et même parfois déroutante !
Demander à un patient de suivre des mouvements oculaires tout en repensant à un événement traumatique du passé, peut sembler très étrange.
Mais cette approche, connue sous le nom d’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing), est aujourd’hui reconnue dans de nombreux pays comme un traitement efficace du stress post-traumatique.
Cet article nous aide à mieux comprendre pourquoi et comment cette méthode agit sur les souvenirs traumatiques, sans se contenter d’en décrire le protocole.
Quand le souvenir reste bloqué.
Dans le traumatisme psychique, le souvenir ne s’intègre pas, ne se digère pascomme les autres expériences. Il reste avec une charge émotionnelle intense, prête à se réactiver à la moindre alerte.
L’EMDR part de cette observation : le problème n’est pas le souvenir en lui-même, mais la façon dont il est stocké et retraité par le cerveau.
Plutôt que de chercher à effacer le passé, la thérapie vise à modifier le statut du souvenir, afin qu’il cesse d’envahir le présent, à le ranger "dans la case des mauvais souvenirs".
Le rôle des stimulations bilatérales.
Le cœur de l’EMDR repose sur des stimulations bilatérales alternées : mouvements oculaires, tapotements ou sons, qui sollicitent alternativement les deux hémisphères du cerveau.
Ces stimulations ne sont pas un simple artifice. Les chercheurs avancent qu’elles mobilisent des mécanismes cérébraux impliqués dans le traitement naturel de l’information, proches de ceux à l’œuvre pendant le sommeil paradoxal, phase au cours de laquelle les souvenirs émotionnels sont normalement intégrés.
Désensibiliser sans effacer.
L’un des points clés, et heureusement mis en avant clairement par l’article est que l’EMDR ne supprime pas le souvenir traumatique.://
Il en réduit la charge émotionnelle, permettant au cerveau de le replacer dans le passé.
Les patients décrivent souvent un changement progressif : l’événement reste accessible à la mémoire, mais il ne déclenche plus la même détresse, ni les mêmes réactions corporelles automatiques.
Ce que montrent les études.
Aujourd'hui l’EMDR fait partie des thérapies les plus évaluées scientifiquement dans le traitement du stress post-traumatique.
De nombreuses études cliniques montrent une diminution significative des symptômes après un nombre relativement limité de séances, chez une proportion importante de patients.
Les mécanismes précis restent encore discutés, mais le consensus porte sur l’efficacité clinique de la méthode, notamment dans les traumatismes liés à des événements clairement identifiables.
Une action directe sur la mémoire traumatique.
Contrairement aux approches exclusivement verbales, l’EMDR agit directement sur la mémoire émotionnelle. Il s'agit réellement d'une thérapie psycho-corporelle.
Le patient n’est pas invité à analyser longuement l’événement, mais à laisser le cerveau faire son travail de retraitement, dans un cadre de sécurité instauré par le praticien.
Cette spécificité explique pourquoi certaines personnes, pourtant suivies depuis longtemps avec des thérapies de la parole uniquement, constatent une amélioration lorsqu’elles accèdent à ce type de prise en charge.
Des indications précises, des limites aussi.
L’article souligne toutefois que l’EMDR n’est pas une solution universelle.
Elle est particulièrement indiquée pour les traumatismes dits « simples », mais peut nécessiter des adaptations importantes dans les traumatismes complexes ou anciens.
La qualité de la relation thérapeutique, la préparation du patient et le respect du rythme individuel sont présentés comme des conditions essentielles à l’efficacité du traitement.
Une approche qui interroge encore la science.
Si l’EMDR est aujourd'hui largement utilisée, ses mécanismes continuent de faire l’objet de nombreuses recherches.
Certaines hypothèses privilégient le rôle de l’attention divisée, d’autres celui de la stimulation interhémisphérique ou de la reconsolidation de la mémoire.
Ces débats scientifiques ne discréditent pas la méthode, mais témoignent au contraire de l’intérêt qu’elle suscite et de la complexité des processus qu’elle mobilise.
Demander à un patient de suivre des mouvements oculaires tout en repensant à un événement traumatique du passé, peut sembler très étrange.
Mais cette approche, connue sous le nom d’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing), est aujourd’hui reconnue dans de nombreux pays comme un traitement efficace du stress post-traumatique.
Cet article nous aide à mieux comprendre pourquoi et comment cette méthode agit sur les souvenirs traumatiques, sans se contenter d’en décrire le protocole.
Quand le souvenir reste bloqué.
Dans le traumatisme psychique, le souvenir ne s’intègre pas, ne se digère pascomme les autres expériences. Il reste avec une charge émotionnelle intense, prête à se réactiver à la moindre alerte.
L’EMDR part de cette observation : le problème n’est pas le souvenir en lui-même, mais la façon dont il est stocké et retraité par le cerveau.
Plutôt que de chercher à effacer le passé, la thérapie vise à modifier le statut du souvenir, afin qu’il cesse d’envahir le présent, à le ranger "dans la case des mauvais souvenirs".
Le rôle des stimulations bilatérales.
Le cœur de l’EMDR repose sur des stimulations bilatérales alternées : mouvements oculaires, tapotements ou sons, qui sollicitent alternativement les deux hémisphères du cerveau.
Ces stimulations ne sont pas un simple artifice. Les chercheurs avancent qu’elles mobilisent des mécanismes cérébraux impliqués dans le traitement naturel de l’information, proches de ceux à l’œuvre pendant le sommeil paradoxal, phase au cours de laquelle les souvenirs émotionnels sont normalement intégrés.
Désensibiliser sans effacer.
L’un des points clés, et heureusement mis en avant clairement par l’article est que l’EMDR ne supprime pas le souvenir traumatique.://
Il en réduit la charge émotionnelle, permettant au cerveau de le replacer dans le passé.
Les patients décrivent souvent un changement progressif : l’événement reste accessible à la mémoire, mais il ne déclenche plus la même détresse, ni les mêmes réactions corporelles automatiques.
Ce que montrent les études.
Aujourd'hui l’EMDR fait partie des thérapies les plus évaluées scientifiquement dans le traitement du stress post-traumatique.
De nombreuses études cliniques montrent une diminution significative des symptômes après un nombre relativement limité de séances, chez une proportion importante de patients.
Les mécanismes précis restent encore discutés, mais le consensus porte sur l’efficacité clinique de la méthode, notamment dans les traumatismes liés à des événements clairement identifiables.
Une action directe sur la mémoire traumatique.
Contrairement aux approches exclusivement verbales, l’EMDR agit directement sur la mémoire émotionnelle. Il s'agit réellement d'une thérapie psycho-corporelle.
Le patient n’est pas invité à analyser longuement l’événement, mais à laisser le cerveau faire son travail de retraitement, dans un cadre de sécurité instauré par le praticien.
Cette spécificité explique pourquoi certaines personnes, pourtant suivies depuis longtemps avec des thérapies de la parole uniquement, constatent une amélioration lorsqu’elles accèdent à ce type de prise en charge.
Des indications précises, des limites aussi.
L’article souligne toutefois que l’EMDR n’est pas une solution universelle.
Elle est particulièrement indiquée pour les traumatismes dits « simples », mais peut nécessiter des adaptations importantes dans les traumatismes complexes ou anciens.
La qualité de la relation thérapeutique, la préparation du patient et le respect du rythme individuel sont présentés comme des conditions essentielles à l’efficacité du traitement.
Une approche qui interroge encore la science.
Si l’EMDR est aujourd'hui largement utilisée, ses mécanismes continuent de faire l’objet de nombreuses recherches.
Certaines hypothèses privilégient le rôle de l’attention divisée, d’autres celui de la stimulation interhémisphérique ou de la reconsolidation de la mémoire.
Ces débats scientifiques ne discréditent pas la méthode, mais témoignent au contraire de l’intérêt qu’elle suscite et de la complexité des processus qu’elle mobilise.
Martine Iracane est psychologue clinicienne, psychothérapeute spécialisée en crimino-victimologie et psycho-traumatologie et le Dr Etienne Binet, psychiatre, et spécialisé en thérapies brèves.
Formation Certifiante en EMDR Intégrative, validée et certifiée par l'Association France EMDR-IMO ®.
La formation intégrative à la thérapie EMDR-IMO ® (EMDR Intégrative) permet à tous les professionnels de la santé, d’obtenir les compétences nécessaires pour accompagner la prise en charge efficace des psychotraumatismes, à la hauteur de leurs champs d’activités et de compétences.
Cette approche en EMDR Intégrative va donc pouvoir être adaptée à toutes les professions médicales et paramédicales rencontrant des patients présentant des symptômes liés au Trouble de Stress Post-Traumatique.
La thérapie EMDR-IMO ® regroupe différentes techniques modulables (DAP Désensibilisation par les Approches Paradoxales, GPC Gross Pain Control…) en fonction des problématiques des patients comme dans les cas de douleur chronique, de parcours de soin traumatique (cancer etc...), de troubles alimentaires, de phobies, etc…
A l’occasion de cette formation très complète sur la thérapie EMDR-IMO ®, la richesse de l’enseignement repose sur des intervenants qui ont chacun une expertise dans le domaine du psychotrauma. La Dr Roxane Colette, médecin psychiatre (qui a notamment écrit le 1er ouvrage français sur l’IMO), Sophie Tournouër, psychologue et thérapeute familiale, spécialisée en Approches Centrées Solution, Laurent Gross qui a plus de 40 ans d’expérience au niveau du psychotraumatisme et Laurence Adjadj, psychologue, psychothérapeute qui exerce à Marseille depuis plus de 12 ans, Claire Dahan psychologue et psychothérapeute.
Pour consulter le programme et les tarifs de la formation sur 8 jours.
Pour consulter le programme et les tarifs de la formation sur 3 jours.
Dates des prochaines formations sur l'agenda, ainsi que les Masterclass et Supervisions
Cette approche en EMDR Intégrative va donc pouvoir être adaptée à toutes les professions médicales et paramédicales rencontrant des patients présentant des symptômes liés au Trouble de Stress Post-Traumatique.
La thérapie EMDR-IMO ® regroupe différentes techniques modulables (DAP Désensibilisation par les Approches Paradoxales, GPC Gross Pain Control…) en fonction des problématiques des patients comme dans les cas de douleur chronique, de parcours de soin traumatique (cancer etc...), de troubles alimentaires, de phobies, etc…
A l’occasion de cette formation très complète sur la thérapie EMDR-IMO ®, la richesse de l’enseignement repose sur des intervenants qui ont chacun une expertise dans le domaine du psychotrauma. La Dr Roxane Colette, médecin psychiatre (qui a notamment écrit le 1er ouvrage français sur l’IMO), Sophie Tournouër, psychologue et thérapeute familiale, spécialisée en Approches Centrées Solution, Laurent Gross qui a plus de 40 ans d’expérience au niveau du psychotraumatisme et Laurence Adjadj, psychologue, psychothérapeute qui exerce à Marseille depuis plus de 12 ans, Claire Dahan psychologue et psychothérapeute.
Pour consulter le programme et les tarifs de la formation sur 8 jours.
Pour consulter le programme et les tarifs de la formation sur 3 jours.
Dates des prochaines formations sur l'agenda, ainsi que les Masterclass et Supervisions







