Enfin un article qui propose une parole assez nuancée sur la notion du sens après un trauma, sans jamais le présenter comme une obligation. Un entretien qui rappelle que donner du sens n’est ni immédiat ni nécessairement conscient, mais qu’il peut émerger, parfois lentement, lorsque certaines conditions sont réunies.
Le sens n’est pas une réponse toute faite.
Face à un traumatisme, la question du sens surgit souvent de manière assez brutale : pourquoi ? pourquoi moi ?, pourquoi cela ?
Pour Nelly Goutaudier, cette interrogation est certes légitime, mais elle ne trouve pas toujours de réponse claire. Chercher du sens ne signifie certainement pas d'expliquer l’événement, et encore moins le justifier.
"Donner du sens, explique-t-elle, ne consiste pas à rendre acceptable ce qui a été vécu, mais à transformer la manière dont l’événement s’inscrit dans l’histoire de la personne."
Quand tout s’effondre, il faut parfois se transformer.
L’entretien revient sur une idée centrale : le traumatisme oblige parfois à se transformer, non par choix, mais par une absolue nécessité.
Lorsque les repères fondamentaux sont ébranlés, comme les notions de sécurité, de confiance, la personne psychotraumatisée est amenée à se reconstruire une nouvelle cohérence intérieure.
Cette transformation n’est ni spectaculaire ni volontaire. Elle se fait souvent à bas bruit, à travers des ajustements, des petits changements successifs, parfois même imperceptibles.
Le sens comme processus, pas comme objectif.
Nelly Goutaudier insiste surtout sur un point essentiel : le sens ne se décrète pas !
Il ne s’agit pas d’un objectif thérapeutique à atteindre, ni d’un résultat mesurable. Il s’agit d’un processus, souvent long, qui peut évoluer au fur et à mesure fil du temps, par petits pas.
Et certaines personnes n’éprouvent jamais le besoin de donner un sens à ce qu’elles ont vécu. D’autres y parviennent des années plus tard.
Attention aux injonctions au sens.
L’article met en garde contre une pression sociale parfois implicite : celle d’exiger des personnes psychotraumatisées qu’elles « tirent quelque chose » de leur épreuve.
Cette injonction peut devenir violente lorsqu’elle nie la souffrance encore présente.
Pour Nelly Goutaudier, la priorité reste toujours l’apaisement, la sécurité et la reconnaissance de ce qui a été subi. Le sens, s’il vient, ne peut émerger que sur ce tryptique.
Le rôle de l’accompagnement.
L’entretien montre également l’importance de l’accompagnement dans ce processus.
Un cadre thérapeutique sécurisé peut offrir un espace où la personne explore, à son rythme, ce que l’événement a changé dans sa vie, sans obligation d’interprétation positive, trop bisounours de notre point de vue.
L’accompagnement ne vise pas à produire du sens, mais à permettre à la personne de retrouver une continuité intérieure, malgré la rupture traumatique. Ce n'est pas au praticien à montrer le sens, mais au patient de le trouver... éventuellement.
Une approche profondément respectueuse des parcours.
Ce qui "transpire" de cet entretien, c’est une attention constante au respect des trajectoires individuelles.
Il n’existe pas de bonne manière de réagir à un traumatisme, ni de calendrier idéal pour se reconstruire.
Cette posture évite alors toute lecture normative de la résilience ou de la reconstruction.
Le sens, quand il vient, est singulier.
Lorsqu’un sens émerge, il est toujours singulier et n'appartient qu'à la victime.
Il peut prendre la forme d’un engagement, d’un changement de regard, d’une réorientation de vie, ou simplement d’une acceptation partielle de ce qui a été vécu.
Nelly Goutaudier rappelle, ce qui reste fondamental pour nous thérapeutes, que ce sens appartient à la personne seule. Il ne peut être imposé de l’extérieur.
Le sens n’est pas une réponse toute faite.
Face à un traumatisme, la question du sens surgit souvent de manière assez brutale : pourquoi ? pourquoi moi ?, pourquoi cela ?
Pour Nelly Goutaudier, cette interrogation est certes légitime, mais elle ne trouve pas toujours de réponse claire. Chercher du sens ne signifie certainement pas d'expliquer l’événement, et encore moins le justifier.
"Donner du sens, explique-t-elle, ne consiste pas à rendre acceptable ce qui a été vécu, mais à transformer la manière dont l’événement s’inscrit dans l’histoire de la personne."
Quand tout s’effondre, il faut parfois se transformer.
L’entretien revient sur une idée centrale : le traumatisme oblige parfois à se transformer, non par choix, mais par une absolue nécessité.
Lorsque les repères fondamentaux sont ébranlés, comme les notions de sécurité, de confiance, la personne psychotraumatisée est amenée à se reconstruire une nouvelle cohérence intérieure.
Cette transformation n’est ni spectaculaire ni volontaire. Elle se fait souvent à bas bruit, à travers des ajustements, des petits changements successifs, parfois même imperceptibles.
Le sens comme processus, pas comme objectif.
Nelly Goutaudier insiste surtout sur un point essentiel : le sens ne se décrète pas !
Il ne s’agit pas d’un objectif thérapeutique à atteindre, ni d’un résultat mesurable. Il s’agit d’un processus, souvent long, qui peut évoluer au fur et à mesure fil du temps, par petits pas.
Et certaines personnes n’éprouvent jamais le besoin de donner un sens à ce qu’elles ont vécu. D’autres y parviennent des années plus tard.
Attention aux injonctions au sens.
L’article met en garde contre une pression sociale parfois implicite : celle d’exiger des personnes psychotraumatisées qu’elles « tirent quelque chose » de leur épreuve.
Cette injonction peut devenir violente lorsqu’elle nie la souffrance encore présente.
Pour Nelly Goutaudier, la priorité reste toujours l’apaisement, la sécurité et la reconnaissance de ce qui a été subi. Le sens, s’il vient, ne peut émerger que sur ce tryptique.
Le rôle de l’accompagnement.
L’entretien montre également l’importance de l’accompagnement dans ce processus.
Un cadre thérapeutique sécurisé peut offrir un espace où la personne explore, à son rythme, ce que l’événement a changé dans sa vie, sans obligation d’interprétation positive, trop bisounours de notre point de vue.
L’accompagnement ne vise pas à produire du sens, mais à permettre à la personne de retrouver une continuité intérieure, malgré la rupture traumatique. Ce n'est pas au praticien à montrer le sens, mais au patient de le trouver... éventuellement.
Une approche profondément respectueuse des parcours.
Ce qui "transpire" de cet entretien, c’est une attention constante au respect des trajectoires individuelles.
Il n’existe pas de bonne manière de réagir à un traumatisme, ni de calendrier idéal pour se reconstruire.
Cette posture évite alors toute lecture normative de la résilience ou de la reconstruction.
Le sens, quand il vient, est singulier.
Lorsqu’un sens émerge, il est toujours singulier et n'appartient qu'à la victime.
Il peut prendre la forme d’un engagement, d’un changement de regard, d’une réorientation de vie, ou simplement d’une acceptation partielle de ce qui a été vécu.
Nelly Goutaudier rappelle, ce qui reste fondamental pour nous thérapeutes, que ce sens appartient à la personne seule. Il ne peut être imposé de l’extérieur.
Nelly Goutaudier est psychologue clinicienne et chercheuse. Ses travaux portent sur le sens de la vie, la reconstruction après les épreuves majeures et les processus psychiques à l’œuvre dans l’après-trauma. Elle s’intéresse particulièrement à la manière dont les individus redéfinissent leur rapport à eux-mêmes et au monde après un choc existentiel.