Une idée qui est souvent mal comprise.
Puisque parler de « croissance » après un traumatisme provoque souvent de sacrés malentendus. L’expression peut donner l’impression que la souffrance serait utile, voire souhaitable. Mais heureusement cet article prend soin de dissiper cette confusion : le traumatisme n’est jamais une chance, mais il peut, chez certaines personnes, ouvrir un processus de transformation, de transformation profonde.
Cette transformation ne va nier ni la douleur, ni les pertes subies. Elle s’inscrit dans un après, souvent long, incertain, fait de remaniements intérieurs.
La croissance post-traumatique, de quoi parle-t-on en fait ?
La croissance post-traumatique désigne ici l'ensemble des changements psychologiques positifs observés chez certaines personnes après une épreuve majeure.
Cette croissance peut concerner plusieurs dimensions : une perception différente de ses priorités, un sentiment de force intérieure accru, des relations plus authentiques, une nouvelle quête de sens.
Ces évolutions ne sont ni systématiques ni immédiates. Elles émergent parfois seulement après une longue période de détresse.
Grandir malgré la souffrance, mais pas grâce à elle.
Un point central de l’article est la distinction fondamentale entre croître malgré et croître grâce à.
La croissance post-traumatique ne signifie pas que la souffrance aurait été bénéfique. Elle traduit plutôt la capacité humaine à réorganiser son monde intérieur après qu’il a été profondément ébranlé et abîmé.
Attention, cette nuance est essentielle pour éviter toute culpabilisation de ceux qui ne se reconnaissent pas dans ce concept.
Le rôle clé de l’affrontement émotionnel.
Scott Barry Kaufman nous montre que la croissance post-traumatique n’apparaît pas par évitement.
Elle est plus fréquemment associée à la capacité, progressive et surtout accompagnée, d’affronter ses émotions, d’élaborer l’expérience et de la mettre en sens.
Cela ne signifie pas se replonger sans cesse dans la douleur, mais accepter de ne pas la nier.
Un processus qui reste fragile et non linéaire.
La croissance post-traumatique n’est pas un état véritablement stable.
Elle peut coexister avec des symptômes persistants : anxiété, tristesse, souvenirs intrusifs. Certaines personnes décrivent des phases d’élan suivies de retours en arrière, de up and down.
Il nous rappelle que ces fluctuations sont normales. La transformation psychique n’obéit jamais à une trajectoire rectiligne.
Le rôle du sens et des valeurs.
Un aspect central est la redéfinition des valeurs.
Après un traumatisme, certaines personnes interrogent profondément leur rapport au temps, aux relations, au travail, à la réussite. Ce questionnement peut conduire à des choix de vie plus alignés avec leurs aspirations profondes, avec leurs valeurs. Cette évolution n’est ni spectaculaire ni universelle, mais elle peut marquer durablement la trajectoire personnelle du patient.
Attention aux injonctions à la résilience.
Tout comme ce qu'écrit Nelly Goutaudier, il nous met en garde contre une récupération simpliste de la croissance post-traumatique.
En faire un objectif à atteindre revient à imposer une norme, une pression supplémentaire à des personnes déjà éprouvées.
Il nous rappelle à juste titre que de ne pas se sentir grandi après un psychotraumatisme est parfaitement légitime ! La priorité demeure toujours l’apaisement de la souffrance.
Cela reste une possibilité, mais pas un modèle.
La croissance post-traumatique est présentée pour ce qu’elle est : une possibilité parmi d’autres.
Elle ne remplace ni le soin, ni le soutien, ni le temps nécessaire à la reconstruction. Elle ne constitue pas une finalité, encore moins une obligation.
Cette approche permet alors de penser l’après-trauma sans idéalisation, en respectant la diversité des parcours et de nos patients.
Puisque parler de « croissance » après un traumatisme provoque souvent de sacrés malentendus. L’expression peut donner l’impression que la souffrance serait utile, voire souhaitable. Mais heureusement cet article prend soin de dissiper cette confusion : le traumatisme n’est jamais une chance, mais il peut, chez certaines personnes, ouvrir un processus de transformation, de transformation profonde.
Cette transformation ne va nier ni la douleur, ni les pertes subies. Elle s’inscrit dans un après, souvent long, incertain, fait de remaniements intérieurs.
La croissance post-traumatique, de quoi parle-t-on en fait ?
La croissance post-traumatique désigne ici l'ensemble des changements psychologiques positifs observés chez certaines personnes après une épreuve majeure.
Cette croissance peut concerner plusieurs dimensions : une perception différente de ses priorités, un sentiment de force intérieure accru, des relations plus authentiques, une nouvelle quête de sens.
Ces évolutions ne sont ni systématiques ni immédiates. Elles émergent parfois seulement après une longue période de détresse.
Grandir malgré la souffrance, mais pas grâce à elle.
Un point central de l’article est la distinction fondamentale entre croître malgré et croître grâce à.
La croissance post-traumatique ne signifie pas que la souffrance aurait été bénéfique. Elle traduit plutôt la capacité humaine à réorganiser son monde intérieur après qu’il a été profondément ébranlé et abîmé.
Attention, cette nuance est essentielle pour éviter toute culpabilisation de ceux qui ne se reconnaissent pas dans ce concept.
Le rôle clé de l’affrontement émotionnel.
Scott Barry Kaufman nous montre que la croissance post-traumatique n’apparaît pas par évitement.
Elle est plus fréquemment associée à la capacité, progressive et surtout accompagnée, d’affronter ses émotions, d’élaborer l’expérience et de la mettre en sens.
Cela ne signifie pas se replonger sans cesse dans la douleur, mais accepter de ne pas la nier.
Un processus qui reste fragile et non linéaire.
La croissance post-traumatique n’est pas un état véritablement stable.
Elle peut coexister avec des symptômes persistants : anxiété, tristesse, souvenirs intrusifs. Certaines personnes décrivent des phases d’élan suivies de retours en arrière, de up and down.
Il nous rappelle que ces fluctuations sont normales. La transformation psychique n’obéit jamais à une trajectoire rectiligne.
Le rôle du sens et des valeurs.
Un aspect central est la redéfinition des valeurs.
Après un traumatisme, certaines personnes interrogent profondément leur rapport au temps, aux relations, au travail, à la réussite. Ce questionnement peut conduire à des choix de vie plus alignés avec leurs aspirations profondes, avec leurs valeurs. Cette évolution n’est ni spectaculaire ni universelle, mais elle peut marquer durablement la trajectoire personnelle du patient.
Attention aux injonctions à la résilience.
Tout comme ce qu'écrit Nelly Goutaudier, il nous met en garde contre une récupération simpliste de la croissance post-traumatique.
En faire un objectif à atteindre revient à imposer une norme, une pression supplémentaire à des personnes déjà éprouvées.
Il nous rappelle à juste titre que de ne pas se sentir grandi après un psychotraumatisme est parfaitement légitime ! La priorité demeure toujours l’apaisement de la souffrance.
Cela reste une possibilité, mais pas un modèle.
La croissance post-traumatique est présentée pour ce qu’elle est : une possibilité parmi d’autres.
Elle ne remplace ni le soin, ni le soutien, ni le temps nécessaire à la reconstruction. Elle ne constitue pas une finalité, encore moins une obligation.
Cette approche permet alors de penser l’après-trauma sans idéalisation, en respectant la diversité des parcours et de nos patients.
Scott Barry Kaufman est psychologue et chercheur en psychologie humaniste. Ses travaux portent sur le potentiel humain, la créativité, la résilience et la croissance post-traumatique. Il s’intéresse aux conditions dans lesquelles les individus peuvent redonner du sens à leur existence après des expériences profondément déstabilisantes.







