Lorsque la parole ne suffit plus...
Après un psychotraumatisme, certains patients éprouvent de grandes difficultés à parler de ce qu’elles ont vécu. Les mots semblent manquer, ou au contraire même, débordent sans parvenir à donner du sens à l’expérience. Le récit oral se heurte parfois à des silences, des blocages, des émotions trop intenses.
Ici, l'autrice explore une autre voie : l’écriture. Non pas comme une simple alternative à la parole, mais comme un espace différent, où le sujet peut reprendre la main sur son histoire à son propre rythme.
L’écriture, c'est comme un espace sécurisé.
Contrairement à la parole, l’écriture ne suppose pas la présence immédiate d’un interlocuteur. Elle offre un cadre plus maîtrisable, où l’on peut s’arrêter, reprendre, raturer, transformer.
Ce caractère modulable en fait un outil particulièrement adapté aux personnes traumatisées, souvent confrontées à un sentiment de perte de contrôle.
Écrire permet ainsi de déposer l’expérience sans être immédiatement submergé, en maintenant une certaine distance protectrice.
Cela peut aider à mettre de l’ordre dans le chaos.
L’un des effets majeurs de l’écriture réside dans sa capacité à structurer l’expérience.
Le traumatisme se caractérise par une fragmentation des souvenirs : des images isolées, des sensations corporelles, des émotions brutes, parfois sans aucun lien narratif clair.
Le fait de rédiger (qu’il s’agisse d’un journal, d’un récit autobiographique, d’une fiction ou même de poésie), favorise une mise en forme progressive. Le vécu s’inscrit dans une temporalité, retrouve une cohérence minimale. Le souvenir cesse alors d’être uniquement sensoriel pour devenir enfin racontable.
Écrire sans tout dire.
Mais attention, l'autrice insiste sur un point essentiel : écrire pour se réparer ne signifie pas de tout dévoiler.
L’écriture peut être partielle, métaphorique, indirecte. Elle peut passer par des personnages fictifs, des images symboliques, des détours narratifs.
Cette liberté formelle permet alors de contourner certaines résistances, tout en respectant les limites psychiques du moment. Ce qui compte n’est pas la fidélité factuelle, mais la transformation subjective de l’expérience.
Un effet mesurable sur la santé psychique.
Des études en psychologie ont montré que l’écriture expressive peut avoir des effets bénéfiques sur la santé mentale, comme une diminution de l’anxiété, l'amélioration de l’humeur, une meilleure régulation émotionnelle.
Dans le contexte du psychotrauma, ces effets s’expliquent en partie par la possibilité de relier émotions et cognitions. L’écriture va solliciter des régions cérébrales impliquées dans le langage et l’élaboration symbolique, contribuant alors à apaiser l’activation émotionnelle brute.
Une démarche complémentaire mais surtout pas un substitut.
L’article rappelle cependant que l’écriture ne remplace pas un accompagnement thérapeutique lorsque celui-ci est nécessaire.
Elle constitue une ressource complémentaire, qui peut soutenir un travail psychique plus large en EMDR par exemple, mais qui doit être utilisée avec discernement.
Chez certaines personnes, écrire peut aussi raviver des émotions intenses. Un cadre sécurisant, et parfois un accompagnement professionnel, restent bien entendu essentiels.
Retrouver une position d’auteur de sa vie.
Au-delà de ses effets cliniques, l’écriture a aussi une portée symbolique forte.
Écrire, c’est redevenir auteur, non seulement d’un texte, mais de sa propre histoire surtout. Là où le psychotraumatisme impose une expérience subie, l’acte d’écrire redonne une marge de choix, de création, de subjectivité.
Ce déplacement est souvent décrit par les personnes concernées comme une étape clé dans leur propre processus de reconstruction.
Quand la création ouvre un avenir...
L'article montre enfin que l’écriture peut ouvrir un espace tourné vers l’avenir.
Sans effacer le passé, elle permet de le transformer, de lui donner une place qui n’envahit plus tout le présent.
Loin de toute injonction à « aller mieux », l’article propose une vision nuancée : écrire ne guérit pas à elle seule, mais peut contribuer à retrouver une forme de continuité intérieure.
Après un psychotraumatisme, certains patients éprouvent de grandes difficultés à parler de ce qu’elles ont vécu. Les mots semblent manquer, ou au contraire même, débordent sans parvenir à donner du sens à l’expérience. Le récit oral se heurte parfois à des silences, des blocages, des émotions trop intenses.
Ici, l'autrice explore une autre voie : l’écriture. Non pas comme une simple alternative à la parole, mais comme un espace différent, où le sujet peut reprendre la main sur son histoire à son propre rythme.
L’écriture, c'est comme un espace sécurisé.
Contrairement à la parole, l’écriture ne suppose pas la présence immédiate d’un interlocuteur. Elle offre un cadre plus maîtrisable, où l’on peut s’arrêter, reprendre, raturer, transformer.
Ce caractère modulable en fait un outil particulièrement adapté aux personnes traumatisées, souvent confrontées à un sentiment de perte de contrôle.
Écrire permet ainsi de déposer l’expérience sans être immédiatement submergé, en maintenant une certaine distance protectrice.
Cela peut aider à mettre de l’ordre dans le chaos.
L’un des effets majeurs de l’écriture réside dans sa capacité à structurer l’expérience.
Le traumatisme se caractérise par une fragmentation des souvenirs : des images isolées, des sensations corporelles, des émotions brutes, parfois sans aucun lien narratif clair.
Le fait de rédiger (qu’il s’agisse d’un journal, d’un récit autobiographique, d’une fiction ou même de poésie), favorise une mise en forme progressive. Le vécu s’inscrit dans une temporalité, retrouve une cohérence minimale. Le souvenir cesse alors d’être uniquement sensoriel pour devenir enfin racontable.
Écrire sans tout dire.
Mais attention, l'autrice insiste sur un point essentiel : écrire pour se réparer ne signifie pas de tout dévoiler.
L’écriture peut être partielle, métaphorique, indirecte. Elle peut passer par des personnages fictifs, des images symboliques, des détours narratifs.
Cette liberté formelle permet alors de contourner certaines résistances, tout en respectant les limites psychiques du moment. Ce qui compte n’est pas la fidélité factuelle, mais la transformation subjective de l’expérience.
Un effet mesurable sur la santé psychique.
Des études en psychologie ont montré que l’écriture expressive peut avoir des effets bénéfiques sur la santé mentale, comme une diminution de l’anxiété, l'amélioration de l’humeur, une meilleure régulation émotionnelle.
Dans le contexte du psychotrauma, ces effets s’expliquent en partie par la possibilité de relier émotions et cognitions. L’écriture va solliciter des régions cérébrales impliquées dans le langage et l’élaboration symbolique, contribuant alors à apaiser l’activation émotionnelle brute.
Une démarche complémentaire mais surtout pas un substitut.
L’article rappelle cependant que l’écriture ne remplace pas un accompagnement thérapeutique lorsque celui-ci est nécessaire.
Elle constitue une ressource complémentaire, qui peut soutenir un travail psychique plus large en EMDR par exemple, mais qui doit être utilisée avec discernement.
Chez certaines personnes, écrire peut aussi raviver des émotions intenses. Un cadre sécurisant, et parfois un accompagnement professionnel, restent bien entendu essentiels.
Retrouver une position d’auteur de sa vie.
Au-delà de ses effets cliniques, l’écriture a aussi une portée symbolique forte.
Écrire, c’est redevenir auteur, non seulement d’un texte, mais de sa propre histoire surtout. Là où le psychotraumatisme impose une expérience subie, l’acte d’écrire redonne une marge de choix, de création, de subjectivité.
Ce déplacement est souvent décrit par les personnes concernées comme une étape clé dans leur propre processus de reconstruction.
Quand la création ouvre un avenir...
L'article montre enfin que l’écriture peut ouvrir un espace tourné vers l’avenir.
Sans effacer le passé, elle permet de le transformer, de lui donner une place qui n’envahit plus tout le présent.
Loin de toute injonction à « aller mieux », l’article propose une vision nuancée : écrire ne guérit pas à elle seule, mais peut contribuer à retrouver une forme de continuité intérieure.
Nayla Chidiac est psychologue clinicienne, spécialisée dans l’accompagnement des personnes ayant vécu des traumatismes. Elle s’intéresse aux liens entre écriture, symbolisation et reconstruction psychique, et explore les moyens par lesquels la création peut soutenir le processus thérapeutique.
Formation Certifiante en EMDR Intégrative, validée et certifiée par l'Association France EMDR-IMO ®.
La formation intégrative à la thérapie EMDR-IMO ® (EMDR Intégrative) permet à tous les professionnels de la santé, d’obtenir les compétences nécessaires pour accompagner la prise en charge efficace des psychotraumatismes, à la hauteur de leurs champs d’activités et de compétences.
Cette approche en EMDR Intégrative va donc pouvoir être adaptée à toutes les professions médicales et paramédicales rencontrant des patients présentant des symptômes liés au Trouble de Stress Post-Traumatique.
La thérapie EMDR-IMO ® regroupe différentes techniques modulables (DAP Désensibilisation par les Approches Paradoxales, GPC Gross Pain Control…) en fonction des problématiques des patients comme dans les cas de douleur chronique, de parcours de soin traumatique (cancer etc...), de troubles alimentaires, de phobies, etc…
A l’occasion de cette formation très complète sur la thérapie EMDR-IMO ®, la richesse de l’enseignement repose sur des intervenants qui ont chacun une expertise dans le domaine du psychotrauma. La Dr Roxane Colette, médecin psychiatre (qui a notamment écrit le 1er ouvrage français sur l’IMO), Sophie Tournouër, psychologue et thérapeute familiale, spécialisée en Approches Centrées Solution, Laurent Gross qui a plus de 40 ans d’expérience au niveau du psychotraumatisme et Laurence Adjadj, psychologue, psychothérapeute qui exerce à Marseille depuis plus de 12 ans, Claire Dahan psychologue et psychothérapeute.
Pour consulter le programme et les tarifs de la formation sur 8 jours.
Pour consulter le programme et les tarifs de la formation sur 3 jours.
Dates des prochaines formations sur l'agenda, ainsi que les Masterclass et Supervisions
Cette approche en EMDR Intégrative va donc pouvoir être adaptée à toutes les professions médicales et paramédicales rencontrant des patients présentant des symptômes liés au Trouble de Stress Post-Traumatique.
La thérapie EMDR-IMO ® regroupe différentes techniques modulables (DAP Désensibilisation par les Approches Paradoxales, GPC Gross Pain Control…) en fonction des problématiques des patients comme dans les cas de douleur chronique, de parcours de soin traumatique (cancer etc...), de troubles alimentaires, de phobies, etc…
A l’occasion de cette formation très complète sur la thérapie EMDR-IMO ®, la richesse de l’enseignement repose sur des intervenants qui ont chacun une expertise dans le domaine du psychotrauma. La Dr Roxane Colette, médecin psychiatre (qui a notamment écrit le 1er ouvrage français sur l’IMO), Sophie Tournouër, psychologue et thérapeute familiale, spécialisée en Approches Centrées Solution, Laurent Gross qui a plus de 40 ans d’expérience au niveau du psychotraumatisme et Laurence Adjadj, psychologue, psychothérapeute qui exerce à Marseille depuis plus de 12 ans, Claire Dahan psychologue et psychothérapeute.
Pour consulter le programme et les tarifs de la formation sur 8 jours.
Pour consulter le programme et les tarifs de la formation sur 3 jours.
Dates des prochaines formations sur l'agenda, ainsi que les Masterclass et Supervisions







