Il existe des instants où une vie traumatisée ressemble à une mer pétrifiée : plus rien ne bouge, plus rien ne respire, tout semble retenu. Le corps s’est figé au moment du choc, et malgré les années, quelque chose continue de trembler dessous.
C’est dans cette immobilité douloureuse que Dominique Megglé introduit le "MESMAY", une approche singulière où l’on soigne… par le mouvement.
Non pas un mouvement mécanique, mais un mouvement vivant, relationnel, hypnotique.
Car ce que le trauma a blessé, ce n’est pas seulement la mémoire, c’est le flux, la circulation, l’élan, la capacité d’aller vers et de revenir de...
Là où l’EMDR s’arrête, l’hypnose reprend.
Megglé rappelle que l’EMDR n’est pas qu’une technique neuropsychologique, c’est aussi un geste profondément hypnotique.
Un geste qui réveille les forces internes, qui ramène le cerveau vers sa propre intelligence réparatrice.
Le MESMAY pousse cette logique plus loin encore.
Il repose sur une évidence simple : le trauma est un blocage, et tout blocage appelle un mouvement.
Mais pas n’importe lequel.
Un mouvement rythmé, alternatif, organisé, qui parle directement au cerveau droit, à cette part de nous qui comprend sans mots et qui se souvient autrement.
Dans sa pratique, Megglé guide le patient avec un calme presque cérémoniel.
Il avance ses doigts, pouce, index, majeur, dans un éventail précis. Les gestes sont légers, mais chargés d’une intention subtile. Chaque doigt est une porte, une nuance, une suggestion enveloppée dans un discours apparemment banal.
Les doigts qui parlent.
Le thérapeute explique au patient : que la séance peut provoquer une fatigue saine, ou au contraire une sensation d’énergie, ou encore une alternance légère entre les deux, ou parfois… rien de spécial.
Avec le pouce, il incarne la fatigue.
Avec l’index, la forme retrouvée.
Avec le mouvement entre les deux, la fluctuation naturelle du vivant.
Avec le majeur, il rappelle la possibilité tranquille du “rien”.
Cela ressemble à une simple explication médicale.
Mais en réalité, Megglé y dépose une suggestion semi-ouverte, un message dissimulé à l’intérieur d’un message, un présupposé, comme Bateson l’avait si bien décrit.
Le patient entend :
“Tout ira bien après.”
Et son corps l’intègre.
Un code analogique s’inscrit dans l’inconscient.
Le grand contraste : du pire au meilleur.
L’un des passages les plus puissants de l’article décrit ce contraste volontaire entre l’horreur traumatique et un souvenir d’un bonheur immense.
Megglé demande souvent aux femmes ex-traumatisées de revivre un souvenir lumineux, souvent la naissance d’un enfant.
Il ne s’agit pas de fuir l’effroi, mais de rappeler à la psyché qu’elle contient d’autres mondes, d’autres textures émotionnelles, d’autres horizons.
Ce basculement soudain soulève la personne hors du gouffre. Le trauma cesse d’être le seul récit disponible. Il devient un fragment parmi d’autres, et non plus un absolu.
À la fin de cette reviviscence, le patient a changé de forme, son visage n’est plus le même.
Son corps retrouve une verticalité nouvelle, et on peut voir littéralement la continuité de son histoire se retisser.
L’après-séance : l’inconscient au travail.
Megglé l’affirme avec une simplicité désarmante : il n’a jamais observé d’effondrement émotionnel après une séance de MESMAY.
Pourquoi ? Parce qu’il donne au cerveau un horizon clair, un cadre sûr, une autorisation à aller bien.
Quand la séance s’achève, il demande au patient de ne pas parler.
“Laissez votre inconscient travailler.”
Et la magie silencieuse opère, les connexions se réorganisent, les émotions s’aplanissent, les fragments traumatiques se replacent à leur juste endroit.
Rien de spectaculaire en apparence, mais dans l’invisible, le mouvement a repris.
Le mouvement comme réconciliation.
Au fond, l’article de Megglé porte une vérité lumineuse : pour guérir d’un trauma, il ne suffit pas d’en parler, Il faut bouger, réapprendre l’alternance, le rythme, la pulsation, il faut redonner au corps une trajectoire, une direction, un balancement.
Le MESMAY n’est pas qu’une technique, c’est une manière de rappeler au sujet que sa vie n’est pas figée, que son histoire peut circuler de nouveau.
Megglé redonne au geste thérapeutique quelque chose d’essentiellement humain : un mouvement qui porte, qui guide, qui soutient, un mouvement qui soigne.
C’est dans cette immobilité douloureuse que Dominique Megglé introduit le "MESMAY", une approche singulière où l’on soigne… par le mouvement.
Non pas un mouvement mécanique, mais un mouvement vivant, relationnel, hypnotique.
Car ce que le trauma a blessé, ce n’est pas seulement la mémoire, c’est le flux, la circulation, l’élan, la capacité d’aller vers et de revenir de...
Là où l’EMDR s’arrête, l’hypnose reprend.
Megglé rappelle que l’EMDR n’est pas qu’une technique neuropsychologique, c’est aussi un geste profondément hypnotique.
Un geste qui réveille les forces internes, qui ramène le cerveau vers sa propre intelligence réparatrice.
Le MESMAY pousse cette logique plus loin encore.
Il repose sur une évidence simple : le trauma est un blocage, et tout blocage appelle un mouvement.
Mais pas n’importe lequel.
Un mouvement rythmé, alternatif, organisé, qui parle directement au cerveau droit, à cette part de nous qui comprend sans mots et qui se souvient autrement.
Dans sa pratique, Megglé guide le patient avec un calme presque cérémoniel.
Il avance ses doigts, pouce, index, majeur, dans un éventail précis. Les gestes sont légers, mais chargés d’une intention subtile. Chaque doigt est une porte, une nuance, une suggestion enveloppée dans un discours apparemment banal.
Les doigts qui parlent.
Le thérapeute explique au patient : que la séance peut provoquer une fatigue saine, ou au contraire une sensation d’énergie, ou encore une alternance légère entre les deux, ou parfois… rien de spécial.
Avec le pouce, il incarne la fatigue.
Avec l’index, la forme retrouvée.
Avec le mouvement entre les deux, la fluctuation naturelle du vivant.
Avec le majeur, il rappelle la possibilité tranquille du “rien”.
Cela ressemble à une simple explication médicale.
Mais en réalité, Megglé y dépose une suggestion semi-ouverte, un message dissimulé à l’intérieur d’un message, un présupposé, comme Bateson l’avait si bien décrit.
Le patient entend :
“Tout ira bien après.”
Et son corps l’intègre.
Un code analogique s’inscrit dans l’inconscient.
Le grand contraste : du pire au meilleur.
L’un des passages les plus puissants de l’article décrit ce contraste volontaire entre l’horreur traumatique et un souvenir d’un bonheur immense.
Megglé demande souvent aux femmes ex-traumatisées de revivre un souvenir lumineux, souvent la naissance d’un enfant.
Il ne s’agit pas de fuir l’effroi, mais de rappeler à la psyché qu’elle contient d’autres mondes, d’autres textures émotionnelles, d’autres horizons.
Ce basculement soudain soulève la personne hors du gouffre. Le trauma cesse d’être le seul récit disponible. Il devient un fragment parmi d’autres, et non plus un absolu.
À la fin de cette reviviscence, le patient a changé de forme, son visage n’est plus le même.
Son corps retrouve une verticalité nouvelle, et on peut voir littéralement la continuité de son histoire se retisser.
L’après-séance : l’inconscient au travail.
Megglé l’affirme avec une simplicité désarmante : il n’a jamais observé d’effondrement émotionnel après une séance de MESMAY.
Pourquoi ? Parce qu’il donne au cerveau un horizon clair, un cadre sûr, une autorisation à aller bien.
Quand la séance s’achève, il demande au patient de ne pas parler.
“Laissez votre inconscient travailler.”
Et la magie silencieuse opère, les connexions se réorganisent, les émotions s’aplanissent, les fragments traumatiques se replacent à leur juste endroit.
Rien de spectaculaire en apparence, mais dans l’invisible, le mouvement a repris.
Le mouvement comme réconciliation.
Au fond, l’article de Megglé porte une vérité lumineuse : pour guérir d’un trauma, il ne suffit pas d’en parler, Il faut bouger, réapprendre l’alternance, le rythme, la pulsation, il faut redonner au corps une trajectoire, une direction, un balancement.
Le MESMAY n’est pas qu’une technique, c’est une manière de rappeler au sujet que sa vie n’est pas figée, que son histoire peut circuler de nouveau.
Megglé redonne au geste thérapeutique quelque chose d’essentiellement humain : un mouvement qui porte, qui guide, qui soutient, un mouvement qui soigne.







